Le don de la nature

L'enseignement de l'essentialité à travers la connexion à la nature et aux animaux

 

 

Rien n’est séparé

 

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L’animisme (du latin animus, originairement esprit, puis âme) est une philosophie, un art de vivre, un concept qui adhère à la croyance en un esprit, une âme, une force vitale, animant les êtres vivants, mais aussi les éléments naturels, comme les pierres, les plantes, les eaux et les vents.

L’animisme est la croyance, que l’esprit ou une divinité réside au sein de chaque être, dans chaque objet, et que cette énergie a une influence sur la vie et sur les événements dans le monde naturel. Ainsi défini, l'animisme peut caractériser des sociétés extrêmement diverses, situées sur tous les continents.

D’abord pris pour une religion primitive, l’animisme se conçoit mieux comme une façon de voir le monde et est présente de tout temps dans l’esprit humain. Dans les sociétés traditionnelles, ces liens entre le monde de la nature et les hommes semblent parfois avoir été préservés.Cependant, certains peuples qui vivent en relation étroite avec la connaissance du cœur sont en communication avec toute vie de façon tout à fait naturelle et respectent entièrement la Terre où ils sont nés et dont ils se souviennent clairement.

L’univers est une entité vivante  L’univers n'est pas une réalité figée.  Loin d'être la simple juxtaposition de choses inertes les unes à côté des autres, comme dans la vision mécanique occidentale, le cosmos et la nature sont fondamentalement interrelationnels.  Il y a une vie propre et une conscience, qui s’expriment en eux.

La chosification de la nature est la porte ouverte à l’abus, c'est-à-dire de la convoitise, la prise de pouvoir, aux sentiments de condescendance et de supériorité, du désir de possession, de l'exploitation d'une réalité qui n'est plus reconnue comme un don du Créateur.

 

Notre société matérialiste  Notre société est tournée à la fois vers le matérialisme (c’est-à-dire qu’elle ne se préoccupe que de phénomènes que l’on peut voir ou toucher) et le mécanisme, qui explique que tout ce qui se produit suit un modèle « cause - effet » bien précis.

Donc, tout ce que nous ne comprenons pas ou qui ne sait pas être prouvé de manière expérimentale est très souvent classé comme « paranormal ». Et pourtant, certaines choses sont tout à fait normales pour certaines espèces comme les animaux. Certains jugent cette vision animiste trop fermée. Et pourtant, contempler la vie sous un angle plus large en envisageant, que des choses que nous ne pouvons pas (encore) mesurer existent et ont un impact sur les comportements de la matière, peut grandement participer à un bien-être croissant et à un respect collectif.

En croyant que tout être et toute chose possèdent une âme, l'animiste vit dans le respect de la nature et de ses manifestations minérales, végétales et animales, où chaque espèce trouve harmonieusement sa place et une réponse à ses besoins.

La sagesse de l’animiste est un modèle à suivre dans son lien étroit avec la nature et sa vision du monde, un réconfort qui permet de mieux vivre et de trouver un équilibre en donnant un sens profond à la vie. En honorant toute vie, nous assurons la survie de notre espèce et l’avenir du seul habitat que nous connaissons : notre Mère la Terre.


L’identification au mental et à ses programmations  La plupart du temps, l’homme est complètement identifié à son côté rationnel et sous l’emprise d’une programmation mentale. Il est étourdi par un vortex assez dense de pensée. Il perd le nord dans ce tintamarre mental. C’est ainsi que l’homme agit et réagit selon les croyances et les peurs acquises, au lieu de chercher le silence pour entendre la voix de son esprit et de son coeur. Par contre, au travers de l’union de son esprit avec celui de la Mère Terre lui permet de vivre en harmonie avec tous les êtres vivants de ce monde.

Nous avons oublié, qui nous sommes réellement en nous endormant dans le monde de la tête. Un monde consacré, glorifié et adulé outre mesure. En idolâtrant le corps mental, l’homme succombe à la tentation du pouvoir absolu sur tout ce qui EST. Cette philosophie de boudoir a finalement enfermé la race humaine dans une geôle mentale, la privant ainsi de tous ses attributs divins et de sa connexion avec la nature.


La connexion oubliée  Dans notre culture on nous inculque que l’existence est séparée. Il est nécessaire pour les humains de se souvenir de leur profonde connexion à l’entièreté de la Nature. Ils ont à reconnaître que toutes les espèces sont une partie d’eux-mêmes, indispensables pour leur bien-être physique, émotionnel et spirituel. Ils doivent communiquer avec toutes les formes comme avec des sœurs, des frères, des guides, des collaborateurs et des enseignants à part entière.

Pour retrouver un monde vivant, nous tourner vers une vision animiste du monde offre une grande aide. Cette forme de perception subsiste encore dans de nombreuses sociétés traditionnelles comme chez les aborigènes ou les amérindiens par exemple.



Comment avons-nous perdu autant de la sensibilité de nos ancêtres ? Au travers d'une éducation et d'une perception du monde basées sur le côté rationnel des choses. De plus, généralement, les anthropologues n’ont pas étudié ce phénomène animiste, parce qu’ils sont convaincus de son impossibilité, étant donné qu’ils sont venus avec un état d’esprit rationaliste.

Nous pouvons réalimenter notre besoin d’animisme tout doucement, en retrouvant un contact avec la nature et en nous extrayant du monde purement matérialiste.  La terre représente notre héritage et notre capital richesse. La nature, c’est notre cadeau, notre mère nourricière. C’est elle qui nous héberge, nous loge, nous nourrit, nous enrichit et qui nous conduit à retrouver les vraies valeurs.

Pour nous souvenir de la sécurité naturelle de l’existence, nous pouvons observer la nature autour de nous.  En étant le contemplateur des saisons, des animaux et des plantes, du vent et du chant d’un ruisseau, nous pouvons savourer la générosité de la nature, qui est régie par l’esprit de l’essentiel.

Nous avons tellement pris l’orientation de vivre à partir de notre tête, que nous avons oublié que nous sommes des êtres naturels. Regardons les animaux, comme ils s'abandonnent naturellement à la vie. Ils ne peuvent presque pas faire autrement. Ils connaissent bien des émotions, mais ils n'ont pas la capacité de s'opposer à la vie, autant que le font les humains. Les humains par leur pensée excessive mettent leur nature prfonde en cage.

La plupart du temps, l’homme ne sait plus, il s’est égaré sur son chemin, il a perdu sa vérité et les valeurs essentielles, il a perdu quelque chose qui en réalité n’a jamais été perdu, mais qui a toujours été dans son cœur, au cœur même de ses cellules : l’être qu’il est. Il oublie sa véritable identité et son essence. Cependant, de plus en plus d'humains se réveillent et ressentent l'appel intérieur de la manifestation de leur Être et se mettent en chemin pour le développer.

Nous ne sommes jamais séparés de notre cœur. Seul notre mental crée cette sensation de division, en nous faisant croire, que nous sommes seuls et isolés les uns des autres. Notre côté rationnel exacerbé nous illusionne et nous donne un sentiment d’être désunis de la source de vie et de notre propre lumière, qui coule en chaque être.

Il est essentiel de jeter un pont entre cette nouvelle perception animiste de la vie et les choses pratiques réalisables dans nos vies quotidiennes, sinon, nous pouvons nous sentir déchirés entre notre rationalité et la partie moins formelle de notre être. En suivant ce chemin, notre regard sur le monde commence à changer ainsi que nos relations aux autres. La conscience de l'unité s’éveille graduellement.  La conscience de l'unité signifie que nous réalisons et intégrons, que tous, humains, animaux, plantes, nature, nous sommes soutenus par une force créatrice, et que nous sommes reliés ensemble, chacun étant le miroir de l'autre.

En installant le silence dans notre tête et en nous mariant à l’énergie de notre cœur, nous entendrons la voix de l’Entendement Universel, qui est elle-même la clé qui ouvre la porte menant à la liberté de l’être, à la communication avec soi, avec les autres et avec la nature en général. 

Les animaux possèdent une surprenante faculté de solidarité, d'adaptation, d'improvisation, et aussi une exceptionnelle capacité d'amour et de partage. Osons porter un autre regard envers eux, envers la vie, mais aussi envers nous-mêmes. De cette quête éclot l'inexorable cheminement humain, révélant l'accomplissement de l'être, par la reconnaissance de l'universalité de toute forme de vie.  

Cheminer vers les animaux est une vibrante aventure à la fois humaine, animale et spirituelle, placée au cœur même du sens de l'existence au travers une alliance d'amour et le souvenir d'une parenté oubliée.  

La connexion à la nature et aux animaux représente un état d’être au monde, un art de vivre qui conduit à l'essence même de la vie. C’est au travers le Cœur qu’il est donné de ressentir cette réalité, mais à condition de comprendre que le cœur n’est pas le cœur physique ni même le sentiment.  

L’intelligence du cœur désigne en réalité la faculté subtile de percevoir l’essence des êtres et des choses bien au-delà de l’intellect et des apparencesC’est pénétrer dans le substrat de toute forme de vie au travers une reliance empathique, respectueuse et percevoir l'existence dans sa globalité. Grâce à une meilleure compréhension de nos amis animaux, puissions-nous vivre en harmonie avec les lois de la nature en traitant tous les êtres sensibles vivant sur cette planète avec empathie, amour et respect.  

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Photos prises dans le Sauerland en Allemagne - 2011.

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